Aider ou remplacer ?
Douze cartes, à imprimer en un exemplaire par groupe puis à découper. Une page A4 en contient huit. Le dossier documentaire suit, sur une page à part.
Ranger chaque usage : « m’aide à apprendre » ou « fait à ma place ». Pour les cartes difficiles, écrire à quelle condition l’usage aide vraiment.
- 1
Usage 1
Je demande à l’assistant de résoudre mon exercice de maths, puis je recopie la solution.
- 2
Usage 2
Après avoir cherché seul, je demande à quelle étape je me suis trompé, sans la réponse.
- 3
Usage 3
Je lui fais écrire ma rédaction, puis je change quelques mots.
- 4
Usage 4
Je lui demande de me poser dix questions sur mon cours d’histoire et de corriger mes réponses.
- 5
Usage 5
Je lui fais résumer le livre que je devais lire.
- 6
Usage 6
Je lui donne mon raisonnement et lui demande trois objections que je n’ai pas vues.
- 7
Usage 7
Je lui demande d’expliquer autrement une notion que je n’ai pas comprise, avec un exemple.
- 8
Usage 8
Je lui fais traduire mon devoir d’anglais écrit d’abord en français.
- 9
Usage 9
Je converse avec lui en espagnol pour m’entraîner à l’oral.
- 10
Usage 10
Je lui demande de découper mes révisions en quatre séances.
- 11
Usage 11
Je lui demande « explique comme si j’avais cinq ans » et je m’arrête là.
- 12
Usage 12
Je recopie sa réponse sans la vérifier, parce qu’elle a l’air juste.
Dossier documentaire
Deux élèves, un contrôle
Léo et Maya préparent le même contrôle de mathématiques. Léo donne chaque exercice à un assistant, lit la solution et la recopie : ses exercices sont tous justes. Maya cherche d’abord seule pendant dix minutes, puis montre sa résolution à l’assistant en lui demandant de repérer ses erreurs sans donner la réponse. Elle se trompe souvent, recommence, et finit plus tard. Le jour du contrôle, sans IA, qui réussit le mieux ?
Ce qu’a mesuré une étude de 2025
Près de mille lycéens de mathématiques ont été répartis en trois groupes pour s’entraîner : avec un assistant ordinaire, avec un assistant réglé pour donner des indices sans la solution, ou sans assistant. Pendant l’entraînement, les notes ont augmenté de 48 % avec l’assistant ordinaire et de 127 % avec l’assistant à indices. Mais à l’examen sans IA, les élèves qui avaient utilisé l’assistant ordinaire ont eu des notes inférieures de 17 % à celles des élèves sans assistant ; l’assistant à indices a largement évité cette baisse.
La check-list de l’élève
Je réfléchis d’abord par moi-même ; l’IA m’aide ensuite à aller plus loin, jamais à faire le travail à ma place. Je peux lui demander : de mettre mon raisonnement à l’épreuve, de repérer mes erreurs sans la solution, d’expliquer autrement avec un exemple, de me donner seulement la première étape pour démarrer, de me poser des questions sur mon cours et de corriger mes réponses, de m’aider à planifier mes révisions. Je ne fais jamais : écrire à ma place un devoir que je dois rendre, recopier une réponse sans l’avoir vérifiée ni pouvoir la réexpliquer, y saisir des données personnelles. Mon test avant de rendre : est-ce que je peux réexpliquer ça sans l’IA ? Si la réponse est non, je n’ai pas encore appris.